lundi 28 septembre 2009

CHARTE DE LA REVOLUTION KAMITE

CHARTE DE LA REVOLUTION KAMITE

Mâsa Seku MÂGA








Edit
du Mâsa SEKU MÂGA



Pleinement conscient, que la révolution Kamite est désormais en marche et que ses conséquences se feront sentir à l’échelle planétaire en occasionnant un changement radical pour l’émergence d’un monde de justice et d’équité en faveur des peuples et des populations opprimées de la terre,

Convaincu, que la Révolution Kamite dont l’épicentre se localise au centre du Continent Nubien (l'Afrique) pour ensuite s’étendre au reste de la planète, provoquera des grands changements dans l’organisation du monde fondée aujourd’hui principalement sur les règles imposées par l’occident colonialiste et coupable de crime contre l’humanité et contre la divinité,

Conscient, que les colonisateurs européens dits occidentaux, ont partout écrasé et tenté d’étouffer les civilisations autochtones des peuples qu’ils ont colonisés, les Kamites c’est à dire la communauté noire mondiale, rejettent systématiquement les termes désignés pour les identifier et adoptent désormais des terminologies qu’ils choisissent en conformité avec la vérité historique et l’authenticité de la civilisation Kamite,

Sachant, que les mots « Afrique » et « africain » ont été imposés par les nations criminelles de l’Europe esclavagiste et colonialiste, il convient désormais que tous les noirs du continent et de la Diaspora se désignent eux-mêmes comme des Kamites et cela en référence à l’appellation (KMT) utilisée par les Kamites égyptiens de l’époque Pharaonique pour désigner leur terre ancestrale ou leur communauté noire,

Convaincu, que l’efficacité de la Révolution Kamite se fonde sur les révélations basées sur la vérité historique renfermée dans la culture millénaire Kamite des peuples et des royaumes autochtones authentiques,

La Révolution Kamite est irréversible

Conscient que la diaspora du continent Kamite, extra ou intra continentale a été victime de l’esclavage, de la déportation, de la traite négrière, de la colonisation, du démantèlement de ses peuples et royaumes autochtones, et de la désorganisation de ses civilisations,

Consterné, de constater que la pauvreté qui caractérise les Kamites partout dans le monde et sur leur continent, est en grande partie due à la politique de domination imposée par les divers colonisateurs étrangers qui continuent encore aujourd’hui, de manipuler et d’exploiter à leur profit les états artificiels qu’ils ont contribués à créer ainsi que leurs gouvernements dépendants et ce, au détriment des intérêts réels des populations autochtones assujetties,







Pleinement informé, du rôle que les religions dites révélées et du livre à savoir le judaïsme, le christianisme et l’islam ont joué dans l’établissement d’une idéologie religieuse prônant l’infériorité des personnes dite de « race noire », notamment à travers leur adoption du mythe rabbinique et biblique de la malédiction de Cham (Kam) et de son fils Canaan,

Il y aura aussi des martyrs

Convaincu, qu’il appartient aux victimes Kamites de se prendre en charge et de poser courageusement, les fondements idéologiques, pédagogiques, religieux, politiques, militaires, culturels ou économiques pour se faire respecter de tous, et pour rétablir sans aucune concession, tous leurs droits et leur pouvoir souverains dans leur territoire légitime,

Profitant du contexte de la géopolitique mondiale actuelle, qui pour des raisons uniquement d’efficacité du plan hégémonique occidental de globalisation et de mondialisation, est devenue favorable au regroupement des entités nationales dans le seul but de créer de grands ensembles fédérés eépondant aux objectifs et intérêts hégémoniques des bailleurs de fonds de l’occident,

Bénéficiant désormais d’un droit international qui prévoit des réparations pour toutes les victimes de crime contre l’humanité et dont la communauté Kamite internationale est en droit d'en réclamer l'application en sa faveur, ayant de manière notoire subi la déportation, l’antikamitisme, la traite négrière, le génocide, l’esclavage, la colonisation, le néocolonialisme et le révisionnisme,

Rappelant que la diaspora Kamite est en droit de réclamer que la Cour Pénale Internationale (CPI) saisisse en sa faveur la jurisprudence du cas de la communuté juive qui a bénéficié des réparations en tant que victime de crime contre l’humanité, étant aussi entendu que cette même communauté juive bien que victime d’antisémitisme a gravement participé :
Premièrement, à l’élaboration de l’idéologie de l’antikamitisme, le racisme Anti-Noir,
Deuxièmement à la traite négrière transatlantique et à l’esclavage des noirs dans les Amériques,
Troisièmement, au soutient du régime raciste de l’apartheid en Afrique du sud, contribuant ainsi à la souffrance encore aujourd’hui des populations Kamites de cette région du monde,

Se référant à la déclaration de l'ONU du 13 septembre 2007, reconnaissant le droits des peuples autochtones à disposer d'eux-mêmes,
black Panthers party







La jeunesse est la force et le fondement de la révolution Kamite






Le MAN KAMIT à savoir le mouvement du pouvoir Kamit proclame

LA PRÉSENTE
CHARTE DE
LA REVOLUTION KAMITE


Comme une plate-forme de rencontre, de débat, d’échange et de dialogue constructif pour l'Union des Peuples et des Royaumes Autochtones Kamites sur le Continent Nubien et à l'échelle planétaire.

Article 1
Les Peuples et Royaumes Kamites victimes de la colonisation, de l’antikamitisme et des autres crimes contre l’humanité, ont le droit inaliénable de disposer de leurs territoires ancestraux, et ont par conséquent toute la légitimité requise pour prendre les dispositions diverses y compris militaires qui s’imposent en vue d’assurer la liberté, la souveraineté de leurs peuples et la gestion de leurs territoires autochtones, et cela en toute indépendance vis-à-vis des états artificiels créés illégalement à partir des frontières artificielles établies arbitrairement par les nations occidentales colonisatrices et coupables de crime contre l’humanité à leur égard.

MANDELA pendant l'apartheid a engagé la
lutte armée contre les ennemis des Kamites

Article 2
Les peuples et les royaumes victimes de crime contre l’humanité ainsi que leurs citoyens qui oeuvrent pour la réhabilitation de leurs droits, chercheront par tous les moyens possibles et imaginables y compris par l’action militaire quand cela s'avère nécessaire, à rétablir le plein exercice de leur souveraineté par le pouvoir de leurs gouvernements autochtones pour l’indépendance et la liberté de leurs populations.

Article 3
Les victimes de l’antikamitisme et de crime contre l’humanité qui sont de la Diaspora intra et extra continentale oeuvre pour la Réparation, et se battent pour la reconquette de leur droit, de leur légitimité, de leur souveraineté de leur citoyenneté et de leurs nationalités de Peuples et de Royaumes autochtones libres.

Article 4
Les victimes de la Diaspora Kamite intra et extra continentale disposent de toute la légitimité fondée sur leurs souverainetés autochtones, pour ratifier et adopter la présente Charte et de proclamer devant la communauté internationale leur droit inaliénable, à rétablir des communautés nationales souveraines entièrement indépendantes vis à vis des états et des nations artificielles imposés de manière directe ou indirecte par les différents colonisateurs coupables de crime contre l’humanité à l’encontre des populations concernées. Et cela même si ces états et nations artificiels sont reconnues par l'ONU.

Article 5
Les victimes Kamites de crime contre l’humanité, réclament leur droit de souveraineté et considèrent comme ennemis tous ceux qui défendent le maintien sur leurs territoires des états issus des frontières artificielles qui ont, pour le compte de l’occident, balkanisé le territoire des royaumes autochtones du Continent Kamite.

La Révolution e se manifester partout


Article 6
Les Peuples et Royaumes autochtones Kamites refusent toute soumission envers des autorités coloniales des pays coupables du crime à leur égard,
et refusent également toute soumission envers les états artificiels créés par la volonté directe ou indirect des nations colonisatrices et coupables des crimes contre l'humanité aujourd'hui condamnés par le droit international.

Article 7
Les Peuples et les Royaumes autochtones victimes de l’antikamitisme et des crimes contre l’humanité qui y sont associés, reconnaissent que leurs citoyens et la jeunesse en particulier ont été conditionnées par le programme d'aliénation de l'éducation dite nationale élaborée par les colonisateurs criminels eux -mêmes, et relayé par les gouvernants et les élites des états artificiels.
Conscient des désastres occasionnés par ce programme d'aliénation les autochtones révolutionnaires participent à la déprogrammation et au déconditionnement des poulations et des individus par la propagande et la mise en place de systèmes divers contribuant à la désaliénation ders victimes.

Article 8
La présente Charte constitue un socle de réflexion et de débat permanent ayant pour objectif de contribuer à la révolution culturelle Kamite en vue de l’émergence à terme, d’une lutte mondiale contre l’Antikamitisme et de l’établissement du MAN KAMIT le pouvoir révolutionnaire Kamite capable d’imposer au monde le respect et de défendre efficacement à l'échelle planétaire, la dignité de la communauté noire mondiale.

La Révolution Kamite mettra un
terme à la suprématie des criminels


Article 9
La présente Charte émane de l’esprit de liberté et de l’engagement pour la libération des Peuples et des Royaumes autochtones victimes et ne s’appuie par conséquent nullement, sur un besoin de respect des lois arbitraires et autres obligations imposées par les états coloniaux criminels, ou par les états et nations artificiels manipulés par les puissances coloniales coupables.

Article 10
Dans toutes les nations de la communauté Kamite Mondiale, et dans toutes les langues autochtones, Les militants du MAN KAMIT établissent partout, des Mbolo, c’est à dire des groupes ou cercles de réflexion pour promouvoir la Révolution Kamite, comme ultime solution pour la liberté des opprimes.

Article 11
Sur le Continent Nubien
a) Les Mbolo se regroupent pour agir dans le cadre de leurs langues et identités autochtones respectives et refusent de s'organiser sur le modèle géographique du découpage territorial des états artificiels.

b) Les Mbolo du MAN KAMIT s’organisent par village ethnique, par province, par district et par nation linguistique, selon un découpage qui prend en compte la réalité autochtone.


La Révolution Kamite redonnera la fierté
aux femmes noires qui ont honte de leur
peau et qui sont prètes à recourir à des
produits nocifs pour s'éclaircir



c) Plusieurs nations linguistiques autochtones situées dans une même zone géographique continentale se regroupent en fédérations régionales.

d) Les fédérations regionales du continent se regroupent pour constituer les Royaumes unis des régions du Continent Nubien.
d) L'ensembles des Royaumes unis des régions du Continent Nubien, constitue Le MAN NUBI (Pouvoir de Nubien)

Dans la Diaspora Extra continentale

a) En Diaspora, les Mbolo s’organisent, par quartier, par province, par district à l'intérieur des territoires des Nations Nubiennes de la Diaspora structurées et établis par les stratèges de la Révolution Kamite de concert avec les populations concernées, et non sur la base des découpages ou autres décrèts des colonisateurs. Ainsi les Kamites de la Guadeloupe, de la Martninque, de la Dominique de Sainte-Lucie peuvent si telle est leur volonté constituer une Nation Nubienne de la Diaspora et élargir si tel est est leur souhait cette Narion en regroupant d'autres Zones de la Région Caraïbes

b) les Nations Nubiennes de la Diaspora situées dans une même zone géographique peuvent fédérer au sein d'une UNION des Nations Nubiennes de la Diaspora de cette région.




Sur le plan mondial

a) La communauté Kamite mondiale, regroupe les peuples et royaumes Kamites du continent et de la Diaspora et constitue sur le plan planétaire, le MAN KAMIT ADUNA ou la ligue Kamite Mondiale, qui regroupe l'ensembles des peuples autochtones et de leurs diaspora dans le monde.

c) le MAN KAMIT combat le racisme et la discrimination et accepte au sein des Nations Kamites
des étragers qui habitent dans ses territoires et qui ont adoptés le coutumes et se sont intégrés dans la Nation en défendant ses objectifs et ses idéaux.

Article 12
La langue de L'unité du MAN KAMIT

a) Afin de pouvoir à terme, reléguer toutes les langues coloniales au rang de langues secondaires pour qu'aucune d'entre elles ne soit plus jamais reconnue comme officielle et nationale dans les territoires autochtones des peuples Kamite de la Nubi et de sa Diaspora, La Révolution Kamite prône pour l'unité de l'Empire Kamite mondial, l'apprentissage et la promotion du Ki MunKam ou Ki Kamit la langue de l'UNION créée en Diaspora par les citoyens des différents Peuples et Royaumes Kamites autochtones exilés dans les Amériques par la traite négrière transatlantique.

b) Cette langue officielle de la Diaspora Kamite parlée en Haïti et dans diverses régions, appelée de manière impropre "créole" est rébaptisée par la Révolution Kamite, Ki MunKam ou Ki Kamit et doit continuer à être enrichie et illustrée de "mots savants" tirés des classiques Kamites que sont l'égyptien pharaonique, le copte et autres langues du Continent Nubien.
Les travaux des savants Kamites tels que Cheikh Anta Diop et Théophile Obenga et bons nombre de chercheurs et écrivains Kamites contribuent à une meilleurs connaissances du Classique Kamito-Nubien.

c) La Révolution Kamit prône la promotion du Ki MunKam par la création de l'Académie Kamite qui devra oeuvrer pour l'élaboration de dictionnaires et autres supports adéquats à l'épanouissement de la nouvelle Langue de l'Unité Kamite.

Article 13

L'alphabet Kamite
a) La Révolution Kamite prône, dans les territoires nationaux de l'Empire Kamite, le rejet de l'alphabet gréco-latin comme système officiel d'écriture pour les Peuples et les Royaumes Kamites autochtones, sachant que ce dernier est une pâle copie de l'alphabet Kamite diffusé dans le monde antique par les Kamites Cananéens, appelés par la suite Phéniciens par les grecs.

Alphabet Kamite de 22 consonnes à partir duquel
les occidentaux ont copié leur graphies et alphabets gréco-latins


b) La Révolution Kamite rejette l'alphabet arabe, comme système d'écriture officiel des Peupleset Royaumes Kamites autochtones, connaissant clairement le caractère colonialiste et antikamite du monde arabe envers les Peuples et Royaumes autochtones Kamites, en rappelant que le des arabes et des Kamites islamisés ont envahis et détruit les peuples et royaumes kamites autochtones sous couvert de guerres abusivement décrétées, saintes.

c) C'est la graphie de l'Alphabet Kamite, appelé par les occidentaux, alphabet Phénicien, que la Révolution Kamite prône comme système d'écriture millénaire, et officiel pour l'ensemble de la Communauté Kamite mondiale.

Article 14

Calendrier Kamite


a) La Révolution Kamite prône le rejet du calendrier arabo-musulman et du calendrier latino-chrétien comme système de repère du temps pour le monde Kamite, étant parfaitement informé que les calendriers imposés par les nations colonialistes, se sont référés au Calendrier Kamite de l'Egypte antique pour élaborer leur propre référence au temps pour l'établissement de leurs différentes ères.

b) Le MAN KAMITE et sa Révolution, se base sur le calendrier Kamite Egyptien comme repère absolu au temps et fixe l'an 1 du MAN KAMITE à l'appartition du calendrier Kamito-Egyptien.

Article 15

La Voie Spirituelle ou "Religion" Kamite
a) La Révolution Kamite, prône le rejet des religions coloniales qui se sont caractérisées par la violences et des crimes antikamites, tels que la traite négrière arabo-musulmane transaharienne et dans l'océan indien, ainsi que la traite négrière occidentale et transatlantique euro-judéo-chrétienne.

b) La Révolution Kamite déclare en conséquence, que toutes les religions coloniales qui s'appuient sur des falsifications de l'histoire, sur des contre verités et qui se sont associées surcroit à des crimes antikamites sont déclarées néfastes pour le bien-être des populations Kamits et constituent un danger permanent pour l'épanouissement morale, physique et matériel ainsi que pour la sécurité des peuples et des royaumes autochtones Kamites.


Photo D.R . Circoncision Kamite en Casamance
La circoncision est un rituel initiatique Kamite qui remonte à la plus haute
antiquité et constitue un élément fondamental de la Religion Kamite Universelle


b) La Révolution Kamite reconnaît comme Religion Kamite officielle et authentique, l'ensemble des spititualités autochtones des civilisations Kamites et nomme par conséquent cette Voie spituelle: YONI MAM ce qui signifie la Voie des Ancêtres.

Article 16

La monarchie Kamite
a) La Révolution Kamite rejette la démocratie occidentale comme système politique dans l'ensemble du territoire des Peuples et Royaumes Autochtones Kamites et reste résolument attaché à la monarchie et système communaucratique ancestral qui à toujours caractérisé la civilisation Kamite sur le Continent Nubien et en dehors de ce dernier.


Nyimi Kok Mabiintsh 3 -Roi de Kuba (Congo)


b) La Révolution Kamite considère comme une agression et une déclaration de guerre toute tentative d'imposer dans ses territoires autochtones, d'une manière ou d'une autre, des régimes démocratiques et des républiques inspirées du modèle coloniale occidental ou autres.

c ) Le modèle politique de la Révolution Kamite est la Monarchie communaucratique, ou les dirigeants sont des rois et des reines qui sont tenus de défendre les intérêts de toutes les composantes de la communauté qui dispose du pouvoir de rejeter les monarques qui abusent de leurs autorités et servent leurs intérêts au détriment du peuple.

Article 17

Système monétaire Kamite


La Révolution Kamite, rejette la dépendance sous toutes ses formes et déclare illégitime et criminelle la monnaie coloniale telle que le franc CFA, en vigueur dans les territoires autochtones des peuples Kamites, victime de la colonisation, et considère comme une nécessité première la création d'un système d'échange indépendant et moderne fondé sur la tradition et dont l'objectif est de se soustraire totalement à la dictature de la Banque Mondiale colonialiste au senvice d'ntérêts étrangers.



Article 18

L'enseignement Kamite

La révolution Kamite rejette l'école occidentale et le programme d'éducation imposé par les organisations internationales qui travaillent à la solde de la domination mondiale orchestrée par les nations euro-judéo-chrétiennes bénéficiaires du commerce de l'esclavage antikamite et de la colonisation occidentale.
La Révolution Kamite préconise un enseignement moderne autonome et pratique adapté et profitable à l'émancipation et à la prospérité de l'ensemble de la communauté Kamite mondiale.

Article 19
Seules les personnes, les peuples, les royaumes et organisations diverses qui adhérent pleinement à cette présente charte en y approuvant le bien fondé, peuvent prétendre adhérer à la véritable Révolution Kamite.

Article 20
Aucune modification ne peut être apportée à cette présente charte sans l'approbation, du Mâsa SEKU MÂGA, l’auteur et premier promoteur de la dite charte.

Article 21
Ce présent édit a été Promulgué par le Mâsa SEKU MÂGA
le 1er jour du 1er mois de la 4ème année
de l'arrivée de la Caravane du retour sur le Continent Nubien
soit
Le 16 août 2007 du calendrier occidental.



vendredi 18 juillet 2008

AIMEZ CESAIRE LES ENJEUX D'UN REBELLE MORT EN EXIL

email : sekumaga@gmail.com
Extrait du texte complet
AIME CESAIRE :
LES ENJEUX D’UN REBELLE DE LA DIASPORA MORT EN EXIL

Avec la bénédiction d’Aimé Césaire, l’Ancêtre, j’ai quitté définitivement la Martinique, le pays natal, la terre de l’exil et je suis rentré à la tête de la Caravane du Retour le 16 Août 2003 sur mon continent ancestral en foulant le sol de Dakar, la terre légitime du peuple Lébou, victime de la colonisation et dont les terres volées sont devenues les premières communes du colonialisme français.

C’est donc avec passion que je parle de Césaire, celui que j’appelle L’étoile perpétuelle
Le guide futé sur nos chemins rebelles.
Après la mort du leader martiniquais survenue le 17 avril 2008, la France de Sarkozy a souhaité récupérer le corps de l’auteur du Cahier du retour au pays natal comme si ce dernier était un français à part entière et cela afin de le mettre au panthéon des grands hommes de cette puissance coloniale. Sans la vigilance de son peuple, le corps d’Aimé Césaire serait aujourd’hui placé aux côtés de l’antikamite Victor Hugo qui demanda aux européens en 1879 à l’occasion de la commémoration de l’esclavage, d’envahir « l’Afrique, cette masse ténébreuse, ce maudit Cham qui fait obstacle à Sem et à l’avancée de l’universel. Prenez l’Afrique disait-il dans son macabre discours, Vous ne la prenez à personne. Dieu vous donne l’Afrique, et faites de vos prolétaires des propriétaires terriens ».

Ce non catégorique du peuple de Césaire, est aussi pour rappeler que le drame de la Martinique c’est encore la persistance d’un véritable apartheid où une minorité de blancs békés descendants d’esclavagistes français et ne représentant que moins de 1% de la population, possèdent la quasi-totalité des terres cultivables et de l’économie du pays.
Comprendre et rejoindre le combat de Césaire, c’est se souvenir que la Martinique est une terre amérindienne où la France a commis un génocide sur ce peuple autochtone et occupé leur terre depuis 1635 sous la direction du flibustier Pierre Desnambuc, agissant sous les ordres du sinistre Ministre et Cardinal de Richelieu. La CPI, la Cour Pénale Internationale, n’est pas créée seulement pour juger des sujets néo-colonisés, comme Charles Taylor du Libéria, Hissen Habré du Tchad ou Jean Pierre Bemba du Congo RDC, mais elle doit aussi servir à juger aussi bien George Bush, pour ces crimes en Irak entre autres, que certains dirigeants français et autres criminels européens dont la liste est immense.

Le cas des juifs victimes de crime contre l’humanité et bénéficiaires des réparations en 1948 après la condamnation par le tribunal de Nuremberg du régime nazi, sert de jurisprudence pour la Martinique et le reste de la communauté noire mondiale victime.
Comprendre la parole de Césaire, c’est aussi poursuivre son œuvre en s’engageant politiquement afin de peser sur l’échiquier international par la création d’un Bloc Afrique Diaspora au sein d’une Ligue Kamite Mondiale, qui unirait les peuples et les royaumes du continent, les états indépendants de la Diaspora, les communautés noires du monde telles que les Kanaks du Pacifique, les Aborigènes d’Australie, les Papous de la Nouvelle-Guinée, les peuples noirs du monde arabe, ceux de l’océan indien, les dravidiens de l’Inde ou les communautés noires des Amériques et des Caraïbes.
Cette Ligue Kamite mondiale qui sera l’incarnation de la démarche césairienne est indispensable pour que L’Union Africaine s’engage dans la défense des peuples africains de la Diaspora qualifiée par cette organisation et par le président sénégalais Abdoulaye Wade, de 6ème Région de l’Union Africaine. Le premier objectif à atteindre étant de reconnaître la validité du passeport de cette 6ème Région sans frontière qui permettra aux ressortissants de la Diaspora intra et extra continentale de s’installer partout sur le continent et de circuler librement à travers les frontières artificielles sur la base de leur passeport de la Communauté Kamite du Continent Nubien.

La Ligue Kamite mondiale adoptera des positions claires en ce qui concerne les grandes questions juridiques, telle que la reconnaissance de la traite négrière comme un crime contre l’humanité et le soutien inconditionnel à la réparation en faveur des victimes de ce crime.
Convaincu que tout cela est légitime et tout à fait réalisable, j’ai pour ma part refusé la nationalité française ne m’identifiant plus jamais comme un citoyen français ou européen. J’ai aussi à maintes reprises expliqué, que ma situation d’africain de la 6ème Région sans frontière, ne m’autorise pas à accepter le passeport d’un état quelconque du continent, crée dans le cadre des frontières artificielles imposées par les colonisateurs criminels suite à la conférence de Berlin de 1884-1885.

Dès le 8 avril 2004, j’ai adressé au président du Sénégal Monsieur Abdoulaye Wade, par l’entremise de son conseiller Amadou Diop Traoré, un dossier de la Caravane du Retour et un courrier personnalisé où j’ai expliqué tout cela au président, tout en lui demandant de me soutenir pour l’obtention de notre passeport africain.
Evoquer la mémoire d’Aimé Césaire, c’est se positionner pour organiser sur les bases de notre civilisation kamite, la communauté noire mondiale. Rappelons nous du code noir promulgué en 1685 et qui régissait l’esclavage pour le compte de la France et de l’église, et qui stipulait dans son article 44 que le noir est un meuble, ce qui signifie aussi qu’il n’avait pas d’âme, parce qu’il serait d’après la Bible descendant de Cham (Kam), le fils de Noé devenu noir pour avoir, selon la légende du judaïsme rabbinique, copulé dans l’arche avec le chien et le corbeau. Rappelons aussi la promulgation de la bulle du pape Nicolas 5 qui dès le 8 janvier 1454 donne autorisation au Portugal de déporter des esclaves kamites d’Afrique vers l’Europe.
Tous les papes étant déclarés infaillibles et cette bulle n’ayant jamais été condamnée, cela signifie que l’ordre de l’église reste toujours en vigueur.

Au 16ème siècle Las Casas, évêque espagnole aux Amériques prit la défense des populations autochtones amérindiennes pour les soustraire à l’esclavage des colons européens, au prétexte qu’ils sont des descendants de Sem et qu’ils possèdent par conséquent une âme contrairement à tous les noirs qui eux sont maudits et sans âme, car descendants de Cham (Kam) et appelés par conséquent à être éternellement les esclaves des blancs, c'est-à-dire de Sem et de Japhet et cela, en accomplissement de la pseudo prophétie de Moïse en Genèse chapitre 9 versets 18 à 27.
Tout combat, pour notre émancipation, nous ramène nécessairement à la conscience césairienne, comme celui mené par Christiane Taubira qui fit adopter en 2001 en France, la loi reconnaissant la traite négrière transatlantique et l’esclavage, crime contre l’humanité.

Je souhaite que le Sénégal imite en cela la France et l’ONU, mais aille encore plus loin en adoptant une loi reconnaissant la traite négrière, l’antikamitisme et la colonisation, crime contre l’humanité.
En 1966, Aimé Césaire était au côté de Léopold Cedar Senghor pour promouvoir le premier Festival Mondiale des Art Nègres. L’esprit rebelle du poète africain martiniquais trouvera t-il vraiment sa place dans la troisième édition qui aura lieu à Dakar en 2009 à un moment aussi stratégique du destin de l’Afrique et de sa Diaspora ? Je le souhaite mais j’éprouve de sérieuses inquiétudes quand le ministère de la culture du Sénégal qui gère le 3ème Festival Mondial des Arts Nègres pour le compte de l’Union Africaine, est récemment devenu aussi, le ministère de la francophonie. J’ai l’intime conviction que le sioniste Bernard Kouchner sera de la partie et va biaiser nos aspirations, puisque c’est lui qui, en charge des affaires étrangères françaises, chapote la coopération et la francophonie. Il y a donc lieu de s’inquiéter, lorsqu’on connaît le lien historique de dépendance néo-coloniale qui a longtemps lié le Sénégal à la France. Quel rapport entre la culture nègre et la langue française, si ce n’est l’histoire d’un long crime contre l’humanité et qui est loin d’être réparé, lorsque certains de nos dirigeants s’affichent contre la réparation, ce qui conforte la politique des dirigeants sionistes tels Sarkozy et Kouchner, puisqu’on sait qu’Israël, n’a pas ratifié tout comme les Etats-Unis, la Cour Pénal Internationale, et a manifesté sa désolidarisation des conclusions de la Conférence de Durban où l’ONU à reconnu la traite négrière, crime contre l’humanité.

Le Festival Mondial des Arts Nègres de 2009, doit devenir une arme de liberté politique et d’expression, de cohésion et d’unité de toute la communauté kamite mondiale.
Ce grand festival doit préparer la communauté noire à l’unité pour réussir le mondial de football qui se tiendra en 2010 en Afrique du Sud, notamment dans la ville de Durban, là où la Diaspora et des africains libres d’esprit ont réussi à déjouer en 2001, le plan de ceux qui étaient contre la réparation, mais qui ont échoué lorsque l’ONU a malgré tout, reconnu en Afrique Sud, la traite négrière, crime contre l’humanité.

Marcher sur les sentiers rebelles du puissant poète, l’auteur du roi Christophe, c’est aujourd’hui, savoir se démarquer de la position française qui obligea les noirs de la république indépendante d’Haïti à payer le remboursement de cette libération pendant un siècle pour avoir aboli l’esclavage en 1804 après la lutte contre l’armée française de Napoléon qui fut vaincue grâce à la cérémonie animiste et vodou du Bois Caïmans qui eu lieu le 23 août 1791.
L’ONU dans sa résolution du 2 novembre 2001, décréta 2004 année internationale de commémoration de la lutte contre l’esclavage, « considérant que l’an 2004 marquera le 200ème anniversaire du premier Etat, Haïti, à avoir été créé après le renversement d’un système esclavagiste. »

Cette même résolution de l’ONU, a proclamé le « 23 août « journée internationale de commémoration du souvenir de la traite négrière et de son abolition en reconnaissance de l’acte fondateur de la révolution haïtienne, l’insurrection de Saint-Domingue (Haïti) du 23 août 1791. »
Le Sénégal pays qui accueille les pèlerins qui se tournent vers Gorée pour pleurer leurs ancêtres victimes, a raté ce rendez-vous de l’histoire en 2004 pour des raisons qui méritent d’être élucidées. Le choix de créer à cette même date du 23 août 2004, la journée des tirailleurs sénégalais sans l’associer à la journée internationale du souvenir de l’abolition de la traite négrière, a été vécu par la Diaspora comme un réel mépris de notre cause portée par Aimé Césaire et pour Christiane Taubira qui elle, n’a pas non plus reçu ce jour là à Gorée le prix de la renaissance Africaine, qui lui était décerné et qu’elle devait recevoir des mains du président Wade.

Les tirailleurs sénégalais méritaient un jour de souvenir certes, mais le choix de la date pose problème, car leur entrée dans la petite ville française de Toulon le 23 Août 1944 est bien moins symbolique que leur entrée dans la capitale française pour la libération de Paris le 25 Août. Nous avons donc vu dans le choix de ce jour une manœuvre pour occulter la puissance du symbole du bicentenaire de la libération d’Haïti. Dans tous les cas, Gorée le 23 août 2004 n’a pas été la tribune internationale pour dénoncer le crime de la France qui sachant que le président haïtien Aristide préparait un procès pour crime contre l’humanité à son encontre, s’est dépêché de l’enlever de force du pouvoir avec le concours de l’armée américaine en l’exilant en Afrique du Sud.

Césaire a réveillé les consciences, veillons à ce qu’elles ne soient pas, de nouveau, plongées dans le sommeil à un moment où le pays natal, la Martinique est toujours occupé par la France de Nicolas Sarkozy et où les esclavagistes békés accusent les africains et le Sénégal d’avoir vendu leurs frères comme me l’a écrit Roger de Jaham un de leur chef de file, dans une lettre ouverte qu’il m’adressa en 2006.

mardi 18 décembre 2007

CHARTE DE LA REVOLUTION KAMITE

Mâsa Seku MÂGA








Edit
du Mâsa SEKU MÂGA



Pleinement conscient, que la révolution Kamite est désormais en marche et que ses conséquences se feront sentir à l’échelle planétaire en occasionnant un changement radical pour l’émergence d’un monde de justice et d’équité en faveur des peuples et des populations opprimées de la terre,

Convaincu, que la Révolution Kamite dont l’épicentre se localise au centre du Continent Nubien (l'Afrique) pour ensuite s’étendre au reste de la planète, provoquera des grands changements dans l’organisation du monde fondée aujourd’hui principalement sur les règles imposées par l’occident colonialiste et coupable de crime contre l’humanité et contre la divinité,

Conscient, que les colonisateurs européens dits occidentaux, ont partout écrasé et tenté d’étouffer les civilisations autochtones des peuples qu’ils ont colonisés, les Kamites c’est à dire la communauté noire mondiale, rejettent systématiquement les termes désignés pour les identifier et adoptent désormais des terminologies qu’ils choisissent en conformité avec la vérité historique et l’authenticité de la civilisation Kamite,

Sachant, que les mots « Afrique » et « africain » ont été imposés par les nations criminelles de l’Europe esclavagiste et colonialiste, il convient désormais que tous les noirs du continent et de la Diaspora se désignent eux-mêmes comme des Kamites et cela en référence à l’appellation (KMT) utilisée par les Kamites égyptiens de l’époque Pharaonique pour désigner leur terre ancestrale ou leur communauté noire,

Convaincu, que l’efficacité de la Révolution Kamite se fonde sur les révélations basées sur la vérité historique renfermée dans la culture millénaire Kamite des peuples et des royaumes autochtones authentiques,

La Révolution Kamite est irréversible

Conscient que la diaspora du continent Kamite, extra ou intra continentale a été victime de l’esclavage, de la déportation, de la traite négrière, de la colonisation, du démantèlement de ses peuples et royaumes autochtones, et de la désorganisation de ses civilisations,

Consterné, de constater que la pauvreté qui caractérise les Kamites partout dans le monde et sur leur continent, est en grande partie due à la politique de domination imposée par les divers colonisateurs étrangers qui continuent encore aujourd’hui, de manipuler et d’exploiter à leur profit les états artificiels qu’ils ont contribués à créer ainsi que leurs gouvernements dépendants et ce, au détriment des intérêts réels des populations autochtones assujetties,







Pleinement informé, du rôle que les religions dites révélées et du livre à savoir le judaïsme, le christianisme et l’islam ont joué dans l’établissement d’une idéologie religieuse prônant l’infériorité des personnes dite de « race noire », notamment à travers leur adoption du mythe rabbinique et biblique de la malédiction de Cham (Kam) et de son fils Canaan,

Il y aura aussi des martyrs

Convaincu, qu’il appartient aux victimes Kamites de se prendre en charge et de poser courageusement, les fondements idéologiques, pédagogiques, religieux, politiques, militaires, culturels ou économiques pour se faire respecter de tous, et pour rétablir sans aucune concession, tous leurs droits et leur pouvoir souverains dans leur territoire légitime,

Profitant du contexte de la géopolitique mondiale actuelle, qui pour des raisons uniquement d’efficacité du plan hégémonique occidental de globalisation et de mondialisation, est devenue favorable au regroupement des entités nationales dans le seul but de créer de grands ensembles fédérés eépondant aux objectifs et intérêts hégémoniques des bailleurs de fonds de l’occident,

Bénéficiant désormais d’un droit international qui prévoit des réparations pour toutes les victimes de crime contre l’humanité et dont la communauté Kamite internationale est en droit d'en réclamer l'application en sa faveur, ayant de manière notoire subi la déportation, l’antikamitisme, la traite négrière, le génocide, l’esclavage, la colonisation, le néocolonialisme et le révisionnisme,

Rappelant que la diaspora Kamite est en droit de réclamer que la Cour Pénale Internationale (CPI) saisisse en sa faveur la jurisprudence du cas de la communuté juive qui a bénéficié des réparations en tant que victime de crime contre l’humanité, étant aussi entendu que cette même communauté juive bien que victime d’antisémitisme a gravement participé :
Premièrement, à l’élaboration de l’idéologie de l’antikamitisme, le racisme Anti-Noir,
Deuxièmement à la traite négrière transatlantique et à l’esclavage des noirs dans les Amériques,
Troisièmement, au soutient du régime raciste de l’apartheid en Afrique du sud, contribuant ainsi à la souffrance encore aujourd’hui des populations Kamites de cette région du monde,

Se référant à la déclaration de l'ONU du 13 septembre 2007, reconnaissant le droits des peuples autochtones à disposer d'eux-mêmes,
black Panthers party







La jeunesse est la force et le fondement de la révolution Kamite






Le MAN KAMIT à savoir le mouvement du pouvoir Kamit proclame

LA PRÉSENTE
CHARTE DE
LA REVOLUTION KAMITE


Comme une plate-forme de rencontre, de débat, d’échange et de dialogue constructif pour l'Union des Peuples et des Royaumes Autochtones Kamites sur le Continent Nubien et à l'échelle planétaire.

Article 1
Les Peuples et Royaumes Kamites victimes de la colonisation, de l’antikamitisme et des autres crimes contre l’humanité, ont le droit inaliénable de disposer de leurs territoires ancestraux, et ont par conséquent toute la légitimité requise pour prendre les dispositions diverses y compris militaires qui s’imposent en vue d’assurer la liberté, la souveraineté de leurs peuples et la gestion de leurs territoires autochtones, et cela en toute indépendance vis-à-vis des états artificiels créés illégalement à partir des frontières artificielles établies arbitrairement par les nations occidentales colonisatrices et coupables de crime contre l’humanité à leur égard.

MANDELA pendant l'apartheid a engagé la
lutte armée contre les ennemis des Kamites

Article 2
Les peuples et les royaumes victimes de crime contre l’humanité ainsi que leurs citoyens qui oeuvrent pour la réhabilitation de leurs droits, chercheront par tous les moyens possibles et imaginables y compris par l’action militaire quand cela s'avère nécessaire, à rétablir le plein exercice de leur souveraineté par le pouvoir de leurs gouvernements autochtones pour l’indépendance et la liberté de leurs populations.

Article 3
Les victimes de l’antikamitisme et de crime contre l’humanité qui sont de la Diaspora intra et extra continentale oeuvre pour la Réparation, et se battent pour la reconquette de leur droit, de leur légitimité, de leur souveraineté de leur citoyenneté et de leurs nationalités de Peuples et de Royaumes autochtones libres.

Article 4
Les victimes de la Diaspora Kamite intra et extra continentale disposent de toute la légitimité fondée sur leurs souverainetés autochtones, pour ratifier et adopter la présente Charte et de proclamer devant la communauté internationale leur droit inaliénable, à rétablir des communautés nationales souveraines entièrement indépendantes vis à vis des états et des nations artificielles imposés de manière directe ou indirecte par les différents colonisateurs coupables de crime contre l’humanité à l’encontre des populations concernées. Et cela même si ces états et nations artificiels sont reconnues par l'ONU.

Article 5
Les victimes Kamites de crime contre l’humanité, réclament leur droit de souveraineté et considèrent comme ennemis tous ceux qui défendent le maintien sur leurs territoires des états issus des frontières artificielles qui ont, pour le compte de l’occident, balkanisé le territoire des royaumes autochtones du Continent Kamite.

La Révolution e se manifester partout


Article 6
Les Peuples et Royaumes autochtones Kamites refusent toute soumission envers des autorités coloniales des pays coupables du crime à leur égard,
et refusent également toute soumission envers les états artificiels créés par la volonté directe ou indirect des nations colonisatrices et coupables des crimes contre l'humanité aujourd'hui condamnés par le droit international.

Article 7
Les Peuples et les Royaumes autochtones victimes de l’antikamitisme et des crimes contre l’humanité qui y sont associés, reconnaissent que leurs citoyens et la jeunesse en particulier ont été conditionnées par le programme d'aliénation de l'éducation dite nationale élaborée par les colonisateurs criminels eux -mêmes, et relayé par les gouvernants et les élites des états artificiels.
Conscient des désastres occasionnés par ce programme d'aliénation les autochtones révolutionnaires participent à la déprogrammation et au déconditionnement des poulations et des individus par la propagande et la mise en place de systèmes divers contribuant à la désaliénation ders victimes.

Article 8
La présente Charte constitue un socle de réflexion et de débat permanent ayant pour objectif de contribuer à la révolution culturelle Kamite en vue de l’émergence à terme, d’une lutte mondiale contre l’Antikamitisme et de l’établissement du MAN KAMIT le pouvoir révolutionnaire Kamite capable d’imposer au monde le respect et de défendre efficacement à l'échelle planétaire, la dignité de la communauté noire mondiale.

La Révolution Kamite mettra un
terme à la suprématie des criminels


Article 9
La présente Charte émane de l’esprit de liberté et de l’engagement pour la libération des Peuples et des Royaumes autochtones victimes et ne s’appuie par conséquent nullement, sur un besoin de respect des lois arbitraires et autres obligations imposées par les états coloniaux criminels, ou par les états et nations artificiels manipulés par les puissances coloniales coupables.

Article 10
Dans toutes les nations de la communauté Kamite Mondiale, et dans toutes les langues autochtones, Les militants du MAN KAMIT établissent partout, des Mbolo, c’est à dire des groupes ou cercles de réflexion pour promouvoir la Révolution Kamite, comme ultime solution pour la liberté des opprimes.

Article 11
Sur le Continent Nubien
a) Les Mbolo se regroupent pour agir dans le cadre de leurs langues et identités autochtones respectives et refusent de s'organiser sur le modèle géographique du découpage territorial des états artificiels.

b) Les Mbolo du MAN KAMIT s’organisent par village ethnique, par province, par district et par nation linguistique, selon un découpage qui prend en compte la réalité autochtone.


La Révolution Kamite redonnera la fierté
aux femmes noires qui ont honte de leur
peau et qui sont prètes à recourir à des
produits nocifs pour s'éclaircir



c) Plusieurs nations linguistiques autochtones situées dans une même zone géographique continentale se regroupent en fédérations régionales.

d) Les fédérations regionales du continent se regroupent pour constituer les Royaumes unis des régions du Continent Nubien.
d) L'ensembles des Royaumes unis des régions du Continent Nubien, constitue Le MAN NUBI (Pouvoir de Nubien)

Dans la Diaspora Extra continentale

a) En Diaspora, les Mbolo s’organisent, par quartier, par province, par district à l'intérieur des territoires des Nations Nubiennes de la Diaspora structurées et établis par les stratèges de la Révolution Kamite de concert avec les populations concernées, et non sur la base des découpages ou autres décrèts des colonisateurs. Ainsi les Kamites de la Guadeloupe, de la Martninque, de la Dominique de Sainte-Lucie peuvent si telle est leur volonté constituer une Nation Nubienne de la Diaspora et élargir si tel est est leur souhait cette Narion en regroupant d'autres Zones de la Région Caraïbes

b) les Nations Nubiennes de la Diaspora situées dans une même zone géographique peuvent fédérer au sein d'une UNION des Nations Nubiennes de la Diaspora de cette région.




Sur le plan mondial

a) La communauté Kamite mondiale, regroupe les peuples et royaumes Kamites du continent et de la Diaspora et constitue sur le plan planétaire, le MAN KAMIT ADUNA ou la ligue Kamite Mondiale, qui regroupe l'ensembles des peuples autochtones et de leurs diaspora dans le monde.

c) le MAN KAMIT combat le racisme et la discrimination et accepte au sein des Nations Kamites
des étragers qui habitent dans ses territoires et qui ont adoptés le coutumes et se sont intégrés dans la Nation en défendant ses objectifs et ses idéaux.

Article 12
La langue de L'unité du MAN KAMIT

a) Afin de pouvoir à terme, reléguer toutes les langues coloniales au rang de langues secondaires pour qu'aucune d'entre elles ne soit plus jamais reconnue comme officielle et nationale dans les territoires autochtones des peuples Kamite de la Nubi et de sa Diaspora, La Révolution Kamite prône pour l'unité de l'Empire Kamite mondial, l'apprentissage et la promotion du Ki MunKam ou Ki Kamit la langue de l'UNION créée en Diaspora par les citoyens des différents Peuples et Royaumes Kamites autochtones exilés dans les Amériques par la traite négrière transatlantique.

b) Cette langue officielle de la Diaspora Kamite parlée en Haïti et dans diverses régions, appelée de manière impropre "créole" est rébaptisée par la Révolution Kamite, Ki MunKam ou Ki Kamit et doit continuer à être enrichie et illustrée de "mots savants" tirés des classiques Kamites que sont l'égyptien pharaonique, le copte et autres langues du Continent Nubien.
Les travaux des savants Kamites tels que Cheikh Anta Diop et Théophile Obenga et bons nombre de chercheurs et écrivains Kamites contribuent à une meilleurs connaissances du Classique Kamito-Nubien.

c) La Révolution Kamit prône la promotion du Ki MunKam par la création de l'Académie Kamite qui devra oeuvrer pour l'élaboration de dictionnaires et autres supports adéquats à l'épanouissement de la nouvelle Langue de l'Unité Kamite.

Article 13

L'alphabet Kamite
a) La Révolution Kamite prône, dans les territoires nationaux de l'Empire Kamite, le rejet de l'alphabet gréco-latin comme système officiel d'écriture pour les Peuples et les Royaumes Kamites autochtones, sachant que ce dernier est une pâle copie de l'alphabet Kamite diffusé dans le monde antique par les Kamites Cananéens, appelés par la suite Phéniciens par les grecs.

Alphabet Kamite de 22 consonnes à partir duquel
les occidentaux ont copié leur graphies et alphabets gréco-latins


b) La Révolution Kamite rejette l'alphabet arabe, comme système d'écriture officiel des Peupleset Royaumes Kamites autochtones, connaissant clairement le caractère colonialiste et antikamite du monde arabe envers les Peuples et Royaumes autochtones Kamites, en rappelant que le des arabes et des Kamites islamisés ont envahis et détruit les peuples et royaumes kamites autochtones sous couvert de guerres abusivement décrétées, saintes.

c) C'est la graphie de l'Alphabet Kamite, appelé par les occidentaux, alphabet Phénicien, que la Révolution Kamite prône comme système d'écriture millénaire, et officiel pour l'ensemble de la Communauté Kamite mondiale.

Article 14

Calendrier Kamite


a) La Révolution Kamite prône le rejet du calendrier arabo-musulman et du calendrier latino-chrétien comme système de repère du temps pour le monde Kamite, étant parfaitement informé que les calendriers imposés par les nations colonialistes, se sont référés au Calendrier Kamite de l'Egypte antique pour élaborer leur propre référence au temps pour l'établissement de leurs différentes ères.

b) Le MAN KAMITE et sa Révolution, se base sur le calendrier Kamite Egyptien comme repère absolu au temps et fixe l'an 1 du MAN KAMITE à l'appartition du calendrier Kamito-Egyptien.

Article 15

La Voie Spirituelle ou "Religion" Kamite
a) La Révolution Kamite, prône le rejet des religions coloniales qui se sont caractérisées par la violences et des crimes antikamites, tels que la traite négrière arabo-musulmane transaharienne et dans l'océan indien, ainsi que la traite négrière occidentale et transatlantique euro-judéo-chrétienne.

b) La Révolution Kamite déclare en conséquence, que toutes les religions coloniales qui s'appuient sur des falsifications de l'histoire, sur des contre verités et qui se sont associées surcroit à des crimes antikamites sont déclarées néfastes pour le bien-être des populations Kamits et constituent un danger permanent pour l'épanouissement morale, physique et matériel ainsi que pour la sécurité des peuples et des royaumes autochtones Kamites.


Photo D.R . Circoncision Kamite en Casamance
La circoncision est un rituel initiatique Kamite qui remonte à la plus haute
antiquité et constitue un élément fondamental de la Religion Kamite Universelle


b) La Révolution Kamite reconnaît comme Religion Kamite officielle et authentique, l'ensemble des spititualités autochtones des civilisations Kamites et nomme par conséquent cette Voie spituelle: YONI MAM ce qui signifie la Voie des Ancêtres.

Article 16

La monarchie Kamite
a) La Révolution Kamite rejette la démocratie occidentale comme système politique dans l'ensemble du territoire des Peuples et Royaumes Autochtones Kamites et reste résolument attaché à la monarchie et système communaucratique ancestral qui à toujours caractérisé la civilisation Kamite sur le Continent Nubien et en dehors de ce dernier.


Nyimi Kok Mabiintsh 3 -Roi de Kuba (Congo)


b) La Révolution Kamite considère comme une agression et une déclaration de guerre toute tentative d'imposer dans ses territoires autochtones, d'une manière ou d'une autre, des régimes démocratiques et des républiques inspirées du modèle coloniale occidental ou autres.

c ) Le modèle politique de la Révolution Kamite est la Monarchie communaucratique, ou les dirigeants sont des rois et des reines qui sont tenus de défendre les intérêts de toutes les composantes de la communauté qui dispose du pouvoir de rejeter les monarques qui abusent de leurs autorités et servent leurs intérêts au détriment du peuple.

Article 17

Système monétaire Kamite


La Révolution Kamite, rejette la dépendance sous toutes ses formes et déclare illégitime et criminelle la monnaie coloniale telle que le franc CFA, en vigueur dans les territoires autochtones des peuples Kamites, victime de la colonisation, et considère comme une nécessité première la création d'un système d'échange indépendant et moderne fondé sur la tradition et dont l'objectif est de se soustraire totalement à la dictature de la Banque Mondiale colonialiste au senvice d'ntérêts étrangers.



Article 18

L'enseignement Kamite

La révolution Kamite rejette l'école occidentale et le programme d'éducation imposé par les organisations internationales qui travaillent à la solde de la domination mondiale orchestrée par les nations euro-judéo-chrétiennes bénéficiaires du commerce de l'esclavage antikamite et de la colonisation occidentale.
La Révolution Kamite préconise un enseignement moderne autonome et pratique adapté et profitable à l'émancipation et à la prospérité de l'ensemble de la communauté Kamite mondiale.

Article 19
Seules les personnes, les peuples, les royaumes et organisations diverses qui adhérent pleinement à cette présente charte en y approuvant le bien fondé, peuvent prétendre adhérer à la véritable Révolution Kamite.

Article 20
Aucune modification ne peut être apportée à cette présente charte sans l'approbation, du Mâsa SEKU MÂGA, l’auteur et premier promoteur de la dite charte.

Article 21
Ce présent édit a été Promulgué par le Mâsa SEKU MÂGA
le 1er jour du 1er mois de la 4ème année
de l'arrivée de la Caravane du retour sur le Continent Nubien
soit
Le 16 août 2007 du calendrier occidental.




samedi 8 décembre 2007

CRÉATION DE LA LIGUE
MONDIALE CONTRE L'ANTIKAMITISME

Mâsa SEKU MÂGA






Porte du non retour à Gorée

La LIMKAM, la ligue mondiale contre l'antikamitisme
est créée le 8 JANVIER 2004, par le Mâsa SEKU MÂGA , à Gorée devant la presse internationale, les Intellectuels et les autorités du Sénégal et avec le soutien de l'Université des Mutans dirigé par Massaer Diallo.



















Université des Mutant à Gorée créée par le
Président Senégalais Léopold Cedar Sanghor




Massaer Diallo Directeur
de l'Université des Mutants




Cet espace à Gorée est curieusement
fermé depuis 2005
par le président
du Sénégal, Abdoulaye Wade


Voici ci-dessous retranscrit la déclaration prononcé par Mâsa SEKU MÂGA, souverain de MÂGA EMPIRE dans l'espace Diaspora de l'Université des Mutants, sous le thême:




PLUS INSIDIEUX QUE L’ANTISEMITISME,
L’ANTIKAMITISME
A L 'ORIGINE DE LA SOUFFRANCE
DE L’AFRIQUE ET DE LA « RACE » NOIRE

IL y a des mots qui ont donné au monde la preuve de leur pouvoir, surtout quant ils expriment des idées et des causes.

Le mot PANAFRICANISME, par exemple, a cette force ; et à lui seul, il évoque des noms, des héros, des martyrs, des luttes, la résistance, l’espoir dans le renouveau et aujourd’hui, plus que jamais, l’union africaine, la re-connexion de l’Afrique et de sa diaspora, pour ne citer que ces quelques points importants.

Un autre mot qui a puissamment cristallisé des idées, des passions, et une cause connue de tous, l’ANTISEMITISME par exemple. Ce terme relativement récent a été seulement créé en 1879, sous la plume de l’Allemand WILHELM MARR, pour désigner une ligue anti-sémite qu’il créa. Ce dernier inventa ce terme en se basant sur le mot « SEMITE », terminologie aussi inventée un siècle auparavant, sans réel fondement scientifique d’ailleurs, par le linguiste allemand AUGUSTE LUDWING SCHLÖZER
.
A propos de ce mot « antisémitisme », MIREILLE HADAS LEBEL, agrégée de grammaire et professeur à L’institut des Langues orientales, déclare dans un article qu’elle signe dans la revue « HISTOIRE » N° 148 d’octobre 1991 ce qui suit :



MIREILLE HADAS LEBEL

« Ce nouveau mot devrait signifier l’hostilité aux chaldéens, aux babyloniens, aux araméens, aux hébreux, aux phéniciens, aux éthiopiens, aux arabes ou plutôt à leurs ancêtres préhistoriques communs. En vérité, il désignait la haine du juif, désormais paré de nouvelles théories. Bientôt, on n’allait plus pouvoir s’en passer. »

Depuis 1879, certes, le terme Antisémitisme a évolué pour ne désigner aujourd’hui que le racisme spécifique à l’encontre du juif et de ce qui se rapporte à ce dernier.
Le mot antisémitisme a joué un très grand rôle dans les stratégies de cette communauté, notamment pour créer l’état d’Israël en 1948. Et il a aussi contribué d’une manière importante à sa politique au Moyen-Orient et dans la géopolitique mondiale.

Il suffit pour s’en convaincre de voir le rôle que la LICA a joué dans la défense des intérêts d’Israël et dans l’occupation de la Palestine.


Bernard Lecache
fondateur en 1928 de la LICA




C’est en février 1928 que fut créée cette Ligue Internationale contre l’Antisémitisme ou LICA, qui devint en 1979 la LICRA pour y introduire le terme « racisme ».

Voici donc un mot « antisémitisme », que j’ai pris à dessein pour souligner comment un vocable s’est imposé et a fait la preuve de son pouvoir sur l’opinion et sur le destin du reste du monde.
Mais qu’est-ce que l’Antikamitisme ?
Et en quoi est-il à l’origine de la souffrance de l’Afrique et de la race noire ? En quoi cet antikamitisme est-il plus insidieux que l’Antisémitisme ? Y-a-t-il un rapport direct ou indirect entre ces deux termes ?

A l’occasion de sa troisième conférence contre le racisme tenue à Durban, en Afrique du Sud en 2001, l’ONU a reconnu la traite négrière « crime contre l’humanité » et stipule dans son article 13 de la déclaration de cette conférence, qui constitue un précédent pour l’histoire de la communauté noire internationale ce qui suit :


Manistestation à la conférence de Durban pour pour faire
reconnaître la traite négrière crime contre l'humanité


« Nous reconnaissons que l’esclavage et la traite des esclaves, en particulier la traite transatlantique, ont été des tragédies effroyables dans l’histoire de l’humanité, en raison non seulement de leur barbarie odieuse, mais encore de leur ampleur, de leur caractère organisé et tout spécialement de la négation de l’essence des victimes ; nous reconnaissons également que l’esclavage et la traite des esclaves constitue un crime contre l’humanité et qu’il aurait toujours du en être ainsi, en particulier la traite transatlantique et sont l’une des principales sources et manifestations du racisme, de la discrimination raciale, de la xénophobie et de l’intolérance qui y est associée et que les Africains et les personnes d’ascendance africaine, de même que les personnes d’ascendance asiatique et les peuples autochtones ont été victimes de ces actes et continuent à en subir les conséquences. »


Traite Négrière, conséquence de l'idéoligie raciste de l'antikamitisme


Le racisme anti-noir que nous qualifions ici d’antikamitisme, a été le crime le plus odieux qui n’a point eu d’égal dans toute l’histoire de l’humanité et cela tant par sa durée, que par le nombre de ses victimes, à savoir tous les noirs du monde durant des siècles.

Il convient de reconnaître que la déclaration et le programme d’action de la Conférence de Durban réservent une grande place à la prise en compte du racisme à l’encontre des africains du continent et de la diaspora.
Toutefois, on notera que lorsqu’il s’agit de spécifier le racisme contre les noirs, aucun vocable particulier ne désigne, ni ne singularise ce racisme là. C’est là une lacune et un vide que nous devons combler pour construire une meilleure cohésion dans notre système de défense communautaire.


Conférence de Durban 2001

Notons comment l’article 150 du programme d’action de Durban spécifie le racisme à l’encontre de certaines communautés et déclare, je cite :
« Engage les états, dans leur lutte contre toutes les formes de racisme, à reconnaître la nécessité de lutter contre l’antisémitisme, le racisme anti-arabe et l’islamophobie dans le monde entier et prie instamment tous les états de prendre des mesures efficaces pour empêcher la formation de mouvements fondés sur le racisme et des idées discriminatoires concernant les communautés en question. »


Kémi Seba et Dieudonné deux kamites
victimes d'antikamitisme
et accusés par
la communauté juive d'antisémitisme


Cet article ne désigne pas le racisme spécifique à l’encontre des personnes à la peau noire. Pourquoi ? Alors que l’antisémitisme, l’anti-arabisme, l’islamophobie sont spécifiés, ce qui singularise le racisme à l’encontre des communautés concernées. Pourquoi ces scrupules quant il s’agit de parler du racisme contre la race noire ?

On a souvent entendu parler de la fameuse malédiction de Kam, ce prétendu fils de Noé, de qui les noirs seraient les descendants. Qui est donc Kam et pourquoi l’antikamitisme doit désigner le racisme spécifique contre les personnes à la peau noire ?

Le mot antikamitisme, est formé du préfixe « anti » qui signifie « contre » et de Kam, assimilé à un des trois fils de Noé dont parle le récit biblique de la Genèse, récit dont on attribue traditionnellement la rédaction à Moïse.

Ce mot, Kam, est largement commenté dans toute l’œuvre de Cheik Anta Diop, ainsi que dans celle du professeur Théophile Obenga, qui tous deux expliquent que ce mot signifie « noir », ce qui est attesté dans l’égyptien pharaonique et dans de nombreuses langues négro-africaines.


Cheikh Anta Diop et son ami Obenga,
savants africains, dont les travaux
ont fondé le
Kamitisme scientifique et la lutte contre l'antikamitisme











Selon ce récit biblique qui est repris en partie dans le Coran, la terre fut repeuplée après le déluge par les descendants de Noé, Kam, Sem et Japhet. Ce récit des "textes sacrés" ne mentionne nulle part la race, ni de Noé, ni de ses trois fils.

C’est aussi après l'époque prétendue de la rédaction de l’ensemble des textes figurant dans la Bible qu’apparaissent des légendes en rapport avec une prétendue malédiction de Kam et cela, à un moment où des Perses aryens leucodermes s’étaient convertis à la religion de "Moïse" et avaient récupéré le patrimoine des premiers Hébreux que l’histoire identifie à des nègres.

C’est sous la plume de rabbins négrophobes que prend naissance la doctrine anti-Noir, antikamite.

C’est donc dans une période qui se situe entre la fin du récit biblique et la rédaction du Coran que ces légendes au sujet de la malédiction de Kam voient le jour, avec à la base, une haine évidente des personnes qui sont de la race originelle de l’humanité


Le livre de Cheikh Anta Diop
que tout Kamit doit connaître pour

comprendre l'histoire de l'Afrique
et l'antériorité de la civilisation Kami
t

.
Selon ces légendes, issues des récits rabbiniques des juifs de Babylone, l’humanité était blanche à l’origine, de même que Noé et ses trois fils. Mais Kam, pour avoir pêché dans l’arche en copulant avec les animaux selon la perfidie de certaines de ces légendes, aurait été maudit et Dieu, pour le punir, le fit devenir noir, rendit ses cheveux crépus, son nez épaté et ses lèvres épaisses.

Ainsi, selon ces légendes blasphématoires à l’encontre de la création divine et de la dignité de l’homme, dont les origines se situent à partir des 2ème et 3ème siècle après Jésus-Christ, la peau noire et les traits négroïdes sont présentés comme des signes de malédiction divine.

C'est à cause des récits rabbiniques
et de la bible qui enseignent que les noirs

sont maudits que la plupart des femmes noires
adeptes des religions issues du judaïsme,
comme l'Islam et le Cristianisme pensent qu'elles
sont laidesà cause de la noirceur de leur peau


Ces légendes rabbiniques affirment aussi que cette malédiction sur les personnes de race noire devait s’accompagner de leur bassesse morale, de leur esclavage et de leur asservissement aux descendants blancs de Sem et de Japhet. C’est en réalité l’infériorité absolue de tous les noirs que tendaient à imposer ces récits rabbiniques. De nombreux chercheurs et historiens sont remontés à l’origine de ce racisme noir qu’est l’antikamitisme. L’historien Hibrahima BABA KAKE dans son livre « La diaspora noire » déclare :


l'Historien
Ibrahima Baba Kake


"Le théologien Raoul Allier a effectué des recherches très poussées pour trouver la véritable origine de la légende. Selon lui, cette origine se trouve dans la littérature talmudique. C’est, écrit-il « dans cette littérature, le midrash, rabba ou plus particulièrement le berechit rabba, que se trouve le mot de l’énigme. » Le Midrach Rabba est un commentaire du Pentateuque et le Berechit Rabba est le commentaire particulier de la Genèse. Trois rabbins, rabbin Joseph, mort en 333, rabbin Huna, mort en 297, rabbin Chiza Bar Abba, 136-217, racontent un attentat abominable qui fut commis dans l’arche par Cham sur son père. En raison de ce crime, Couch et probablement Kam lui –même sortirent de l’arche transformés en Noirs. »

Les nombreux témoignages de l’histoire convergent pour reconnaître que l’antikamitisme puise ses origines dans le judaïsme rabbinique. La revue « Regards Africains » dans son N° 47/48 de 2002, consacre un important dossier très documenté sur l’historique de ce racisme anti-noir qu’il convient avec raison aujourd’hui, de nommer antikamitisme. Et son éditorialiste, Mutumbo Kanyana résume le cheminement de ce racisme vieux de près de 2000 ans quant il déclare :
" Issu de mythologies juives, mises en forme par les traditions arabes, affublé d’un habillage scientifique par l’Occident, le racisme anti-noir reste profondément ancré dans l’inconscient collectif au Nord comme au Sud. »


Mur des lamentations à Jérusalem.
Ironie du sort: les juifs victimes de l'Antisemitisme

sont eux-mêmes à l'origine de l'Antikamitisme

L’antikamitisme a été à l’origine de la grande falsification de l’histoire, car, en cherchant à justifier la malédiction, il a fallu aussi nier que le Noir était à l’origine des grandes civilisations de l’Antiquité, telle que l’Egypte pharaonique qui a tant donné au monde, comme Cheik Anta Diop a su le démontrer.

C’est ainsi que les anciens hébreux et les prophètes de la bible qui étaient d’une race de nègres comme le déclare dans ses « Annales » Le célèbre historien romain TACITE, contemporain de l’époque présumé de Jésus, ont été présentés et représentés sous les traits de personnes de race blanche
.
Comment les inventeurs de l’antikamitisme pouvaient-ils concilier leur négrophobie avec l'idée qui veut que Moïse, dont le nom africain est Mâsa, ait pu recevoir le texte sacré dans une langue nègre et dans une graphie nègre, le cananéen et non en araméen, langue pratiquée par les Perses aryens de Babylone de l’époque des rabbins responsables de la falsification ?

Pire encore : comment les propagateurs de l’antikamitisme pouvaient-ils accepter que le jardin d’Eden où furent créés Adam et Eve soit en Afrique noire, comme le précise le récit biblique de la Genèse au Chapitre 2 qui situe le Paradis terrestre dans la région qui entoure la Source du Nil ? On sait en effet que le Nil prend sa source dans le Lac Victoria en Afrique centrale.
Comment les falsificateurs de la vérité qui affirment que le nègre est maudit pouvaient-ils concilier leur antikamitisme avec le récit biblique qui décrit l’ancien pays de Canaan, la terre promise, dans le sud de l’ancienne Egypte, en pleine Afrique noire ?

L’antikamitisme ne s’est pas contenté d’être hostile aux nègres. Ceux qui ont adopté cette déviance ont aussi nié la dignité, l'humanité des Noirs comme en témoigne l’Article 44 du Code Noir que Colbert élabore pour le compte de l’Eglise catholique apostolique et romaine, qui assimile l’esclave noir à un rang plus bas que la bête, au rang du meuble.


En 1685, sous Colbert l'église chrétienne à institué
le "code noir"pour codifier
l'esclavage des Kamits.
L'a
rticle 44 décrêtait que le noir était un meuble,
plus bas que la bête. Les récits du judaïsme et de la
Bible ont servi de bases idéologiques à
ce racisme antikamit.


La connaissance de l’histoire est indispensable pour cerner toute la portée du crime contre l’humanité qu’est l’antikamitisme. La conférence de Durban souligne dans son programme d’action la nécessité d’enseigner le fait historique pour combattre le racisme anti-noir. Les articles 98 et 99 déclarent :

« Nous soulignons l’importance et la nécessité d’enseigner les faits et la vérité de l’histoire de l’humanité, depuis l’antiquité jusqu’au passé récent, ainsi que d’enseigner les faits et la vérité de l’histoire, les causes, la nature et les conséquences du racisme, de la discrimination raciale, de la xénophobie et de l’intolérance qui y est associée, afin que les tragédies du passé soient connues de manière complète et objective. Nous reconnaissons et regrettons profondément les immenses souffrances humaines et le sort tragique subi par des millions d’hommes, de femmes et d’enfants du fait de l’esclavage, de la traite des esclaves, de la traite transatlantique des esclaves, de l’apartheid, du colonialisme et du génocide ; nous engageons les états concernés à honorer la mémoire des victimes des tragédies passées et affirmons que celles-ci doivent être condamnées quels que soient l’époque et le lieu où elles sont advenues et qu’il faut empêcher qu’elles ne se reproduisent. »

Ibrahima BABA KAKE est formel, je cite :
« l’idée de cette malédiction sera amplement exploitée contre les Noirs. Il est temps que l’on sache que cette légende n’est que pure invention, créée par ceux qui avaient intérêt à l’asservissement des africains. L’ironie vient-elle de ce que l’idée de la malédiction des Noirs est née dans les ghettos juifs ? »

Ironie du sort : l’antikamitisme a été imaginé par ceux qui ont inventé le terme « antisémitisme » pour se défendre contre le racisme aryen et la montée du racisme. Mais il se trouve que les victimes de l’antisémitisme, les juifs européens qui constituent plus de 80 % des juifs dans le monde, sont eux-mêmes des aryens d’Europe de L’Est descendants de l’empire Khazar, qui se sont converti en masse au judaïsme au cours du moyen-âge. C’est ce qu’affirment de nombreux chercheurs au sein même de la communauté juive et qui revendiquent leur origine européenne.

Dans son livre "La treizième tribu", Athur Koesler,
le célèbre historien juif prétend que l'antisemitisme

est la plus cruelle farce de l'histoire car dit-il, les nazis
étaient des aryens comme les juifs européens
leurs victimes
qui sont à l'origine des turcs d'Europe centrale, de l'empire Khazar.

Le propre témoignage de l’historien juif polonais ARTHUR KOESLER est éloquent à ce sujet. Dans son livre au titre évocateur « La treizième tribu » parue aux éditions Calmann-Levy, l’auteur déclare que les juifs européens qui sont actuellement en Israël ne descendent pas d’Abraham, d’Isaac et de Jacob et ne viennent pas non plus du Pays de Canaan mais bien d’Europe centrale et que par conséquent l’antisémitisme est, selon l’historien, un non-sens puisque les bourreaux de l’holocauste et les victimes ont une même origine aryenne. Pour Arthur Koesler, Les vérités historiques sur l’empire Khazar révèlent la plus grande farce que l’histoire ait connue.


Chevalier Khazar, ancêtre aryen des juifs,
idée défendue par l'historien juif
Arthur Koesler
et partagé par de nombreux universitaires juifs
qui revendiquent leur véritable indentité aryenne et non sémite





Au Moyen-âgel'Europe Centrale,
Foyer historique des Juifs européens

dits "Ashkenaz", soit plus de 80% des juifs dans le monde


Au regard de tout ce qui précède, l’antikamitisme est le plus insidieux de tous les racismes, car il cache des vérités profondes, relatives à l’identité des africains et des Noirs qui, loin d’être maudits ont reçu des bénédictions en abondance et ont encore un rôle à jouer dans le renouveau de leur continent, de leur communauté et dans l’avenir du monde.

La reconnaissance par l’ONU depuis la conférence de Durban de la traite négrière comme crime contre l’humanité donnera toute la justification à LA LIGUE MONDIALE CONTRE L’ANTIKAMITISME qu’il convient de créer dès aujourd’hui, ici même, à Gorée, haut-lieu du crime.

Cette ligue se fixe pour missions, entre autres, de défendre la dignité de tous les Noirs, aujourd’hui collectivement victimes de ce crime qu’est l’antikamitisme et dont les conséquences multiples continuent à faire des ravages.

La ligue mondiale contre l’antikamitisme, en prenant naissance aujourd’hui 8 janvier, date anniversaire de la promulgation de la bulle papale de Nicolas V, la plus haute autorité de l’Europe, qui en 1454 donne le feu vert à la traite négrière à l’encontre de l'Afrique et au profit de l’Europe, cette ligue mondiale contre l’antikamitisme donc, brise l’anathème imposé sur la communauté noire internationale.

Au moment ou la Cour Pénale Internationale est entrée en vigueur, en application des décisions de la Conférence de plénipotentiaires des Nations Unies à Rome du 15 au 18 juillet 1998, Cour internationale qui a la compétence de juger les crimes contre l’humanité, la ligue mondiale contre l’antikamitisme servira et défendra la cause des victimes du plus grand des crimes contre l’humanité.


Les six juges de la Cour pénale internationale élus en janvier 2006,
de gauche à droite : juge Erkki KOURULA ( Finlande ),
juge Anita UŠACKA ( Lettonie ). juge Hans Peter KAUL ( Allemagne ),
juge Akua KUENYEHIA ( Ghana ), juge Ekaterina TRENDAFILOVA (Bulgarie),
juge Sang-hyun SONG ( République de Corée)


La ligue mondiale contre l’antikamitisme doit se doter des moyens pour renforcer l’Union Africaine dans ses stratégies de défense des intérêts de la communauté africaine et de toutes ses diasporas.

C’est en solidarité avec Haïti, premier pays à avoir obtenu l’abolition de l’esclavage et l’indépendance, par la lutte contre l’armée de Napoléon Bonaparte, que l’ONU, à l’occasion du 200ème anniversaire de cette première grande victoire sur l’antikamitisme, a décrété l’année 2004 « Année internationale de commémoration de la lutte contre l’esclavage et de son abolition."

Illustration de la Cérémonie religieuse Kamit Vodou,
qui eut lieu à Haïtie le 23 Août 1791 et et
qui marquera à Jamais
le processus de victoire irréversible des Kamites sur leurs ennemis.


La création, en cette même année 2004, à Gorée de la Ligue mondiale contre l’antikamitisme, est le signe que désormais tout converge pour que la communauté noire internationale et le continent africain prennent plus que jamais leur destin en main, pour la dignité et l’honneur de tous ceux qui ont été injustement victimes du plus odieux des crimes, l’antikamitisme.

En ce jour où ma famille et moi-même, membres de La Caravane du Retour effectuons ce pèlerinage solennel sur l’île de Gorée qui témoigne de l’horreur de l’antikamitisme, je demande à tous ceux qui veulent soutenir cette ligue mondiale contre l’antikamitisme, de se rapprocher de nous pour que nous élaborions ensemble la plate-forme de sa mise en œuvre effective.

D’avance, je les en remercie.